Petit article fait lors du championnat Fédéral à languidic. Enfin un article sympa sur nos ptits mecs et sur le vrai twirling ;)
"Twirling. C'est aussi une histoire d'homme"
22 juin 2009
Considéré souvent comme un sport de fille, le twirling est aussi pratiqué par les garçons. Quelques compétiteurs étaient présents pour les championnats Fédéraux ce week-end.
Ils ne portent pas la jupette mais ils manient le bâton comme leurs camarades féminines et pratiquent le twirling bâton. «Ils représentent 15% des pratiquants dans notre fédération», fait remarquer Marie-Thérèse Le Gourrierec, présidente du club de twirling de Languidic et organisatrice du championnat de France. La compétition de la Fédération sportive et culturelle de France a rassemblé 72associations et 1.181 «twirlers» à Lorient.
Un sport artistique
Les «twirlers» n'aiment pas être comparés aux majorettes. «C'est un sport artistique qui allie danse, gymnastique et maniement du bâton», résume Marie-Thérèse Le Gourrierec. Les juges prennent en compte la technique, la recherche artistique. Et gare aux bâtons qui tombent! Les pénalités pleuvent et les notes dégringolent. Quelques jeunes «twirleurs» ont alors du mal à retenir leurs larmes.
Mixité pour le bâton
Les émois féminins sont parfois tempérés par les pratiquants masculins. Jean-Édouard et Romain, 20 ans, en savent quelque chose. Avec les cinq filles de leurs équipes du Beauvais Twirling Club, ils courent les compétitions depuis maintenant trois ans. «Les garçons amènent de la sérénité dans ce monde de fille» plaisante Émilie, l'une des dirigeantes de l'équipe. Autre avantage de la mixité, faire évoluer le sport. «Les garçons peuvent aller plus loin dans le lancer et le maniement du bâton», ajoute Gaëlle.
Conversion au bâton
Les deux jeunes hommes ont commencé sur le tard, à 17 ans. «Mon père hésitait un peu», avoue Romain qui fait désormais parti de l'équipe de la fédération. Une sélection des douze meilleurs twirlers de France, cinq garçons et sept filles. Une mixité qui fait évoluer les mentalités. Maxime, 10ans, s'est inscrit au club de Languidic, l'année dernière «pour essayer». À raison de neuf heures d'entraînement par semaine, le jeune sportif s'est pris au jeu et s'est hissé à la première place de mini-meneur à Châlons en avril dernier. Maxime fait aussi du foot et il aimerait bien convertir quelques copains au twirling mais ce n'est pas gagné. On préfère toujours la carotte au bâton!
* Frédéric Lorenzon